L’hémophilie et les thérapies géniques
Traiter l’hémophilie par la thérapie génique
La thérapie génique peut s’appliquer aux maladies génétiques causées par un seul gène défectueux, comme l’hémophilie.1,3
L’hémophilie est due à une anomalie des gènes du facteur VIII (hémophilie A) ou du facteur IX (hémophilie B) qui entraîne soit une réduction de la production de ces facteurs dits de coagulation soit la production de facteurs non fonctionnels.3,4
Cette stratégie peut donc permettre aux patients atteints d’hémophilie de produire le facteur de coagulation fonctionnel qui leur fait défaut.3
L’hémophilie est due à une anomalie des gènes du facteur VIII (hémophilie A) ou du facteur IX (hémophilie B) qui entraîne soit une réduction de la production de ces facteurs dits de coagulation soit la production de facteurs non fonctionnels.3,4
Cette stratégie peut donc permettre aux patients atteints d’hémophilie de produire le facteur de coagulation fonctionnel qui leur fait défaut.3
Le mécanisme d’action des thérapies géniques
à ce jour, pour l’hémophilie, les vecteurs utilisés sont des vecteurs dérivés de virus adéno-associés (AAV) et suivent quatre étapes clés : de la sélection du vecteur à l’administration du traitement.3-7
L’hémophilie est due à une anomalie des gènes du facteur VIII (hémophilie A) ou facteur IX (hémophilie B)
qui entraîne soit une réduction de la production de ces facteurs soit la production de facteurs non fonctionnels.3
En l’absence de facteurs de coagulation fonctionnels en quantité suffisante, les patients atteints d’hémophilie risquent de saigner plus longtemps que la normale.3,4 C’est une maladie qui peut être grave et avoir des conséquences majeures : hémorragies sévères en cas de blessure, saignements spontanés, notamment au niveau des articulations, voire engager le pronostic vital.3
Vous pouvez en savoir plus sur l’hémophilie en cliquant ici.
La thérapie génique appliquée à l’hémophilie
Il faut savoir que toutes les maladies génétiques ne peuvent pas être traitées par la thérapie génique. Plusieurs paramètres entrent en compte pour qu’une maladie puisse être compatible avec cette stratégie de traitement. Prenons l’exemple de l’hémophilie :
Symptômes de la maladie
L’hémophilie est due soit à l’absence ou au déficit en facteur de coagulation soit à la production d’un facteur non fonctionnel. La personne hémophile ne parvient pas à former un caillot solide au cours du processus de coagulation. Elle va alors saigner plus longtemps.8
La taille du gène
Les vecteurs dérivés d’AAV sont de petite taille, ils ne peuvent donc transporter que des gènes courts. Le gène du facteur IX est suffisamment court pour être stocker facilement dans ce type de vecteur. Pour certains gènes, plus longs, différentes stratégies ont pu être adoptées pour pouvoir transporter le gène thérapeutique correspondant aux cellules cibles. Dans le cas de l’hémophilie A, le gène du facteur VIII est beaucoup plus long que celui du facteur IX. Pour que la thérapie génique par vecteur dérivé d’AAV puisse être possible, des techniques permettent de réduire la taille du gène thérapeutique.4
Surveillance des symptômes de la maladie
Pour évaluer l’efficacité d’un traitement, les médecins doivent pouvoir en surveiller les effets. Dans le cas de l’hémophilie, il est facile de mesurer l’activité coagulante du facteur de coagulation circulant dans le sang par des analyses en laboratoire. Cette mesure est un bon indicateur du niveau de sévérité de la maladie.9
Les stratégies actuelles de transfert de gène thérapeutique
Les techniques utilisées pour transférer un gène thérapeutique varient en fonction des maladies et des objectifs thérapeutiques. Il existe 2 principales stratégies de thérapie génique : le transfert de gène directement dans le corps (in vivo) ou sur des cellules du patient que l’on prélève et qu’on lui réinjecte ensuite (ex vivo).1
Transfert de gène dans le corps @em@(in vivo)@/em@
Le transfert de gène in vivo consiste en l’injection d’un vecteur viral contenant un gène thérapeutique directement dans l’organisme ou dans l’organe à traiter.1
La taille du gène
Le transfert de gène ex vivo consiste en la modification génétique, en laboratoire, de cellules avant injection au patient. Pour ce faire, le vecteur viral contenant le gène thérapeutique est mis au contact des cellules souches du sang ou de la moelle osseuse préalablement prélevées au patient.1,2 Les cellules ainsi modifiées, exprimant le gène thérapeutique, sont ensuite réinjectées dans l’organisme du patient.1,2
1.
INSERM 2018. Thérapie génique. Une recherche de longue haleine qui porte ses fruits. Disponible sur le site https://www.inserm.fr/dossier/therapie-genique/ (site consulté le 7 Novembre 2025).
2.
LEEM. Innovation & Santé. La thérapie génique. Disponible sur le site https://www.leem.org/la-therapie-genique (consulté le 7 Novembre 2025).
3.
INSERM 2017. Hémophilie. Une maladie hémorragique héréditaire. Disponible sur le site https://www.inserm.fr/dossier/hemophilie/ (site consulté le 7 Novembre 2025).
4.
Doshi BS, Arruda VR. Gene therapy for hemophilia: what does the future hold? Ther Adv Hematol. 2018;9(9):273-293.
5.
Naso MF, Tomkowicz B, Perry WL III, Strohl WR. Adeno-associated virus (AAV) as a vector for gene therapy. BioDrugs. 2017;31:317-334.
6.
Wang D, Tai PW, Gao G. Adeno-associated virus vector as a platform for gene therapy delivery. Nat Rev Drug Discov. 2019;18(5):358-378.
7.
SFTCG. Les vecteurs. Disponible sur le site https://www.sftcg.fr/vecteurs (site consulté le 7 Novembre 2025).
8.
Perrin GQ, Herzog RW, Markusic DM. Update on clinical gene therapy for hemophilia. Blood. 2019;133(5):407-414.
9.
Arruda VR, Doshi BS. Gene therapy for hemophilia: facts and quandaries in the 21st century. Med J Hematol Infect Dis. 2020;12(1):e2020069.