Les avancées de la thérapie génique
Au cours de la dernière décennie, la thérapie génique est devenue une réalité pour de nombreux patients atteints de maladies génétiques ou chroniques. 1,2
À propos de la thérapie génique
Comprendre la thérapie génique
L’objectif de la thérapie génique est d’arrêter ou de ralentir les effets d’une maladie en utilisant des gènes thérapeutiques. 1-3
Le concept de la thérapie génique a été initié il y a plus de 50 ans. 4 Depuis, plus de 4 000 études cliniques ont été réalisées ou sont actuellement en cours. En France, on dénombrait en 2024 plus de 64 essais de thérapie génique, toutes pathologies et phases confondues. 5
Les progrès de la recherche
Les progrès actuels de la recherche en thérapie génique
Les chiffres derrière la thérapie génique
Comment la thérapie génique fonctionne-t-elle ?
La thérapie génique peut être utilisée pour traiter différentes maladies
Certaines maladies sont provoquées par la modification d’un gène, on dit qu’il mute. Certaines mutations conduisent à la synthèse de protéines défectueuses pouvant aboutir à une maladie. 8
Dans certaines de ces maladies, la thérapie génique pourrait être utilisée, en introduisant un gène thérapeutique, en supprimant ou modifiant un gène défectueux dans les cellules d’un patient. Ce matériel génétique ainsi transféré va permettre de remplacer la protéine défectueuse produite par la cellule. 3
Les stratégies actuelles de transfert de gène thérapeutique
Les techniques utilisées pour transférer un gène thérapeutique varient en fonction des maladies et des objectifs thérapeutiques. Il existe 2 principales stratégies de thérapie génique : le transfert de gène dans le corps (appelé in vivo) ou en dehors du corps (appelé ex vivo). 6
Transfert de gène dans le corps (in vivo)
Le transfert de gène in vivo consiste en l’injection d’un vecteur viral contenant un gène thérapeutique directement dans l’organisme ou l’organe cible à traiter. 3 Les stratégies de thérapie génique in vivo reposent majoritairement sur l’utilisation de vecteurs dérivés de virus adéno-associés (AAV). 7
Transfert de gène hors du corps (ex vivo)
Les vecteurs utilisés en thérapie génique
Pourquoi des vecteurs sont-ils utilisés en thérapie génique ?
Les vecteurs sont généralement dérivés de virus, car les virus se sont avérés très efficaces pour délivrer de l’ADN au noyau des cellules. Afin de rendre l’utilisation des vecteurs sûre, les virus sont largement modifiés pour annuler leur potentiel nocif et pour les diriger plus spécifiquement. 2,3,9
Les vecteurs les plus utilisés
Les vecteurs dérivés de virus adéno-associés (AAV)
Les vecteurs dérivés de virus adéno-associés (AAV) sont généralement utilisés pour délivrer des gènes de petite taille. Ils peuvent persister chez les patients pendant une période de temps prolongée. 9
Certaines personnes peuvent avoir déjà été exposées aux virus adéno-associés (AAV) par le biais d’infections naturelles et ainsi avoir développé des anticorps ciblant ces AAV. Le système immunitaire de ces patients peut alors attaquer ou détruire le vecteur dérivé de virus adéno-associés (AAV) administré avant qu’il ne puisse délivrer son gène thérapeutique, le rendant inefficace. 9
Ces vecteurs AAV sont connus pour être sûrs et efficaces lorsqu’ils sont utilisés pour les approches de transfert de gène dans le corps (in vivo). 9
Les vecteurs adénoviraux
À certains égards, les vecteurs adénoviraux sont similaires aux vecteurs dérivés de virus adéno-associés (AAV). Par exemple, ils sont le plus souvent utilisés pour délivrer de l’ADN dans des cellules qui ne se divisent pas. Cependant, les vecteurs adénoviraux sont plus gros et sont capables de délivrer huit fois plus d’information génétique que les AAV. Les vecteurs adénoviraux peuvent provoquer de fortes réponses immunitaires, qui se traduisent par une inflammation potentiellement nocive dans tout le corps et une diminution de l’efficacité du traitement. 9 Les vecteurs adénoviraux sont fréquemment utilisés pour les approches de transfert de gène dans le corps (in vivo).9
Les vecteurs lentiviraux
Les vecteurs lentiviraux peuvent transporter une grande quantité de matériel génétique sous la forme d’ARN, qui sera ensuite converti en ADN. Contrairement aux vecteurs dérivés de virus adéno-associés (AAV) et aux vecteurs adénoviraux, les vecteurs s’intègrent dans le génome de la cellule cible. Le gène thérapeutique pourra s’exprimer plus longtemps chez le patient. Ces vecteurs sont très utilisés dans les approches de transfert de gène en dehors du corps (ex vivo). 9
Plus de 40 ans de recherche dans la thérapie génique 6
Les scientifiques ont exploré la thérapie génique en tant qu’approche thérapeutique potentielle depuis plus de 40 ans. 6 Au cours de la dernière décennie, quinze thérapies géniques ont été commercialisées en Europe dont quatre utilisant les vecteurs dérivés de virus adéno-associés (AAV). 5 Les thérapies géniques font actuellement l’objet de nombreux essais cliniques pour différentes maladies. 1
1986
Commercialisation de la première thérapie génique utilisant le transfert de gène in vivo en Europe 3
Premier médicament de thérapie génique utilisant le transfert de gène ex vivo autorisé en Europe 7
La première thérapie génique utilisant le transfert de gène ex vivo est commercialisée pour traiter une forme d’immunodéficience. 7
Avis favorable du comité européen des produits médicaux pour humains pour la seconde thérapie génique utilisant le transfert de gène in vivo 12
HAS 2020. Plan d’action pour l’évaluation des médicaments innovants. 27 janvier 2020
5.
6.
Wirth T, et al. History of gene therapy. Gene 2013;525:162-9.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.